Le Palais de la Culture d’Abidjan accueille, samedi 11 avril 2026, la cérémonie d’ouverture de la 14e édition du Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA) 2026.
Le Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA) est présenté comme un espace de circulation des œuvres, mais aussi comme un levier d’intégration économique et sociale à travers les arts vivants. Une orientation en cohérence avec le thème de cette édition.
Très vite, la scène s’ouvre aux représentations symboliques des pays invités.
Le Maroc, pays invité d’honneur.
Le Brésil, invité spécial.
L’Afrique du Sud, également représentée.

Trois présences. Trois identités artistiques. Une même énergie portée vers la valorisation des arts du spectacle.
« Le MASA, c’est aussi ce pont entre les cultures d’ici et d’ailleurs », résume l’esprit de cette ouverture, marquée par la diversité des expressions et des influences.
Les chiffres avancés confirment l’ampleur de l’événement : environ 250 bénévoles, près de 1200 artistes, 130 troupes, 300 professionnels, 300 spectacles en provenance d’une cinquantaine de pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Europe. Sept disciplines que sont les arts du cirque et de la marionnette, le conte, la danse, l’humour, la musique, le slam et le théâtre y sont conviées avec environ 115 journalistes nationaux et internationaux pour toucher plus de 500 000 spectateurs.
Les participants sont issus d’un processus de sélection exigeant. Le MASA s’affirme ainsi comme une plateforme majeure de visibilité pour les scènes africaines et internationales.

Au-delà des performances, l’événement conserve sa vocation de marché. Professionnels, programmateurs et opérateurs culturels s’y retrouvent pour échanger, négocier et construire des perspectives de diffusion. Le MASA reste un espace où les œuvres cherchent des trajectoires concrètes.
La soirée d’ouverture s’est prolongée avec le lancement du village zouglou, installé sur le site du Palais de la Culture. Un espace dédié à une esthétique musicale ancrée dans les réalités sociales ivoiriennes, et qui trouve ici une visibilité renforcée dans le cadre du MASA.
À travers cette première journée, une orientation se dessine : celle d’un événement qui articule création artistique, diversité culturelle et enjeux économiques.
À Abidjan, le MASA 2026 ne se contente pas de célébrer les arts. Il organise leur circulation.
Edouard GNANSOUNOU
